Je me réveillai tranquillement avec un soupçon de soulagement et de bien être, puisque cela faisait quelques jours
que tout se passait bien, ou devrais-je dire "normalement".
Jusqu'à ce que je me rendis compte de quel jour il s'agissait. C'était le jour de mon anniversaire.
Plusieurs possibilités s'offraient à moi: Tout d'abord, il y avait la possibilité que ma mère veuille encore plus me faire
passer une journée infernale pour essayer de me faire regretter d'être née. Ensuite, il y avait la possibilité que mon père
débarque et que je doive subir une pression importante en présence de ces deux là, à moins qu'avec un peu de chance
il ne m'emmène loin d'elle. Finalement, il y avait mes amis. Je croisais les doigts pour qu'ils ne croisent pas la route de Pauline
pour le leur faire remarquer au risque qu'ils ne m'organisent une soirée, ce qui serait très gentil mais avec
tout ce qu'il se passait cette année je n'en ressentais pas vraiment l'envie.
Je me levai et m'habillai avant de descendre dans le salon. Aucune trace de ma mère, ce qui était déjà un beau cadeau.
Je vis un post-it sur le plan de travail de la cuisine qui m'annonçait l'absence de ma mère pour quelques jours.
Je n'en croyais pas mes yeux, ce jour commençait parfaitement bien. Coïncidence ou destin? Dans tous les cas, rien
ne pouvait me faire autant plaisir. J'allais pouvoir passer ma journée comme je le souhaitais.
Je me mis alors dans le canapé avec un bol de céréales devant la télévision, alias la meilleure façon de commencer
une journée.
J'entendis soudainement mon téléphone sonner, le stresse commença à monter. J'allai le chercher quand je vis qu'il ne
s'agissait ni de mes amis ni de ma famille, je lâchai un gros soupir de soulagement.
C'était un message d'une de mes boutiques préférées qui m'annonçait des réductions: C'était décidé, cette journée
allait être une journée où j'allais me faire plaisir! Après tout, je l'avais bien mérité.
Après être restée une bonne petite heure devant la télévision, je décidai de finir de me préparer et d'aller marcher
jusqu'à l'arrêt de bus.
Une demi-heure de route et me voilà devant le centre commercial. C'était le bon jour pour faire des achats et ne penser
à rien d'autre qu'à mon argent.